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La confrontation arabe de la mondialisation économique / écrit par le penseur arabe Ali Muhammad Al-Shurafa Al Hammadi

En raison des développements économiques successifs de notre époque et de la fin des conflits et affrontements des camps des puissances orientales et occidentales, ces développements et changements ont imposé une nouvelle méthode de lutte pour la survie, ce que j’appelle ici le conflit économique, que je considère, à mon humble avis, comme le type de conflit le plus féroce et le plus dangereux dans le présent et le futur.

C’est d’autant plus vrai que ce conflit se matérialiserait par un choc des capacités économiques et des capacités de planification ainsi que des méthodes de marketing qui dépendent principalement de la qualité de la production, de la compétitivité des prix, de la vitesse de circulation et de sa flexibilité, de l’adaptation aux exigences du marché avec toutes les nouvelles éthiques et valeurs qui prévalent à l’heure actuelle et conduisent inéluctablement à l’atteinte de l’objectif principal qui se traduit par  la mise sur les nouveaux marchés de la plus grande quantité de production.

Une telle situation nécessite une planification à long terme à laquelle participent tous les acteurs économiques, qu’ils soient gouvernementaux ou quasi gouvernementaux et le secteur privé. Il y a lieu de construire une stratégie globale qui vise, en fin de compte à augmenter la production pour employer le plus grand nombre possible de personnes dans le monde arabe.

Chacun a un rôle dans le développement économique.

Il en résulterait par conséquent, la stabilité de l’État dans la mesure où chacun aura un rôle à jouer dans l’accélération du processus de développement ce qui limiterait le phénomène de chômage endémique.

L’accord du GATT) ouvrirait  un large champ de concurrence et de conquête illimitée des produits de base car il consacre la liberté du marché et de ce fait l’offre et la demande sont le fondement  des échanges dans le nouveau système international. Cette situation doit être prise au sérieux  pour la simple raison que la supériorité sur le marché reviendra au plus fort au détriment du plus faible  Les marchés deviendront des marchés de consommation ce qui aura des conséquences dangereuses. 

Il en découlerait un taux de chômage élevé qui représenterait un lourd fardeau pour  l’État lequel se verra obligé de sacrifier son stock stratégique le plus précieux et sa richesse naturelle et de les vendre à bas prix pour faire face à des situations difficiles. Et comme Il n’était pas préparé à une telle situation  il en découlerait un déclin et un retard économique qui perdureront pendant longtemps.

 De là apparaît clairement la nécessité d’élaborer, dés à présent, un plan pour le futur devant mettre à contribution toutes les énergies économiques et les consacrer de manière scientifique et avec une vision globale et impartiale, à tous les secteurs de la société.

Dans ce cas  si chacun joue un rôle dans le développement on pourrait parler d’une  société efficace dans le cas contraire la société se transformerait en énergies inertes. On assistera alors à une transformation de la pensée holistique en  une pensée étroite dont les contours se limitent à l’individu et à la famille, ce qui conduit à la désintégration de l’effort conjoint face aux exigences du développement. Ce sera le début du désastre.

L’Occident cherche ses intérêts

L’Occident et d’autres encore recherchent leurs intérêts en utilisant tous les moyens et les voies pour les atteindre. Nous aussi avons le droit d’utiliser tous les moyens et les voies, y compris nos richesses notre expérience et nos connaissances, pour atteindre le même but. Nous devons investir dans la réalisation de nos objectifs nationaux car nous ne sommes pas moins que les pays développés.

Cependant, nos efforts ont porté malheureusement jusqu’ici sur la continuité de conflits marginaux et de questions secondaires qui ne servent pas les intérêts de nos peuples et moins encore ceux de nos patries. En fait, cette situation profite aux intérêts des autres puissances.

De même, toutes les tentatives faites par les gouvernements arabes pour conclure entre eux des accords bilatéraux sont restées des vœux pieux, sans aucun impact.

Il s’agit plutôt d’un cadre général de coopération qui a besoin de mesures palpables garantissant à tous la prise en compte de leurs intérêts  et offrant des résultats matériels tangibles qui incitent à l’augmentation des ressources, en un mot des mesures qui permettent de rechercher activement à mettre en œuvre différentes méthodes et étapes dans le but d’atteindre les objectifs de croissance.

Ce qui me fait peur dans la bataille pour la paix, c’est qu’Israël, avec ses compétences et ses capacités de manœuvre et de planification, puisse utiliser les fonds arabes excédentaires pour servir ses intérêts, ce qui lui permettrait d’avoir une supériorité économique qui viendrait s’ajouter à sa supériorité militaire.

  Elle aura de ce fait la tâche facile dans la mesure où nous ne sommes pas encore suffisamment conscients  de l’importance de la coopération et de la coordination pour construire l’avenir du monde arabe. L’action d’Israël  prendra des formes et des moyens divers qui à première vue  paraissent sans danger  mais qui en réalité confortent la main mise  et l’exploitation.

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